Tal-Coat (1905-1985)


Pierre Tal-Coat, un peintre majeur du XXe siècle

Pierre Tal-Coat (1905-1985) est l’une des figures majeures de la peinture française de la seconde moitié du XXe siècle. 

Soutenu par les galeries les plus prestigieuses, dont la Galerie de France et la Galerie Maeght, et défendu par les critiques les plus illustres, son œuvre, exposée dans les plus grands musées, est présente dans les meilleures collections publiques et privées, en France et à l’étranger. 

Reconnu par les artistes (Giacometti, Staël, Masson, Braque, Calder, Balthus…), les poètes (André du Bouchet, Philippe Jaccottet, Wallace Stevens…), ou encore le philosophe Henri Maldiney et le critique, Charles Estienne, Tal-Coat est ce que l’on appelle un « peintre des peintres ». René Gimpel, marchand de Claude Monet et ami de Proust, qui découvre son œuvre dans les années 20, à Paris, écrit dans son journal après une visite d’atelier : « quand je quitte Tal-Coat, j’ai l’impression de sortir de chez un nouveau Cézanne. » 

L’exceptionnelle donation aux Musées de France, exposée en 2000 au musée d’Orsay, compte plus de quarante œuvres de Tal-Coat, qui côtoient celles de Cézanne, Mondrian et Giacometti… 

De très nombreux artistes contemporains s’intéressent à son œuvre, y compris parmi les jeunes générations. C’est que celui-ci est irréductible à toute classification, toute école, tout mouvement. Dore Ashton, figure majeure de l’histoire de l’art aux Etats-Unis, lui a consacré une exposition à New-York, en 1985, au New Museum of Contemporary Art. 

Artiste nomade (il a vécu à Paris, Aix-en-Provence, en Suisse et en Normandie), Tal-Coat est toujours resté très attaché à la Bretagne, région où il est né et où il a grandi, qui a formé sa sensibilité. Alors que les peintures de Geneviève Asse, autre grande figure de la peinture française, originaire elle aussi de Bretagne, se nourrissent de la lumière du golfe du Morbihan, l’œuvre de Tal-Coat s’ancre dans un paysage terrien, voire chtonien. Tal-Coat, le pseudonyme que l’artiste a choisi, signifie « front de bois », non seulement pour signifier la pugnacité de son caractère, mais pour évoquer la partie avancée du bois, l’orée du bois, comme on dit « front de mer ». 

Quand on lui demande, en janvier 1976, lors de sa rétrospective au Grand Palais, organisée par le Musée National d’Art Moderne, quelles étaient les racines de son inspiration, Tal-Coat répond aussitôt : « le contexte gaélique, la pierre et la forêt, l’âme celte. » 

Au printemps 2006, une partie du fonds de l’atelier de Tal-Coat a été victime d’un incendie. Ses amis ont alors pris conscience de la nécessité de faire connaître son œuvre à un plus large public.

 
admin